LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 1 : HORUS

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 1 : HORUS
Horus est l'appellation grecque d'une des plus anciennes divinités égyptiennes, le dieu faucon ḥr, dont le nom signifie probablement Celui qui est au-dessus ou Celui qui est lointain. Le culte d'Horus remonte sans doute à la préhistoire, car la liste royale du papyrus de Turin qualifie de Suivants d'Horus les rois légendaires qui gouvernèrent l'Égypte après le règne des dieux. Aux débuts de l'époque historique, le faucon sacré est figuré sur la palette du roi Narmer et dès lors il sera constamment associé à la monarchie pharaonique.

Horus est un dieu à multiples facettes, au point qu'on s'est demandé si le nom ne désigne pas en fait des divinités distinctes :

Il est le faucon céleste dont l'½il droit est le soleil et l'½il gauche la lune. C'est sous cet aspect qu'il recevait un culte à Nekhen, l'Hiérakonpolis grecque.
À Héliopolis, il était vénéré en tant que Horahkty, l'Horus de l'Horizon, concurremment avec Rê. En tant que tel, il était à la fois le soleil du matin et le soleil du soir. Dans les Textes des Pyramides, le roi défunt ressuscite sous cette apparence de faucon solaire. Par un syncrétisme fréquent dans la religion égyptienne, Horakhty finit par fusionner avec le démiurge héliopolitain, sous la forme de Rê-Horakhty.
Dans le mythe osirien enfin, Horus est le fils d'Osiris et d'Isis. Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugués d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naît Horus l'Enfant, que les Grecs appelleront Harpocrate, ou Harsiésis, Horus fils d'Isis.
Pour venger la mort de son père Osiris, Horus affronte son oncle Seth, le bat et reçoit le trône d'Égypte en héritage. D'où son surnom de « vengeur de son père ». Il est par-là même le premier des pharaons après son père . Cependant, sa légitimité sera sans cesse contestée par Seth. Lors du combat qui l'oppose à Seth, Horus perd son ½il gauche, qui est reconstitué par Thot. Appelé Oudjat, cet ½il, que les Égyptiens portèrent sous forme d'amulette, possédait des vertus magiques et prophylactiques.

À l'opposé donc de Seth, qui représente la violence et le chaos, Horus pour sa part incarne l'ordre et, tout comme pharaon, il est l'un des garants de l'harmonie universelle ; cependant, il ne faut pas réduire la théologie complexe des Égyptiens à une conception dualiste du Bien et du Mal, car, dans un autre mythe, Seth est l'auxiliaire indispensable de Rê dans son combat nocturne contre le serpent Apophis. Bien et mal sont des aspects complémentaires de la création, tous deux présents en toute divinité. (Voir Personnification du principe du mal).

Quels que soient son aspect et son rôle - faucon céleste, dieu créateur ou fils d'Osiris - Horus est le dieu dynastique par excellence. Depuis Narmer, le roi porte le nom dit d'Horus. Il s'agit du premier élément de la titulature pharaonique, du ren maâ, le nom authentique par lequel pharaon définit sa nature. Sous les trois premières dynasties, le nom d'Horus s'inscrivait dans un rectangle surmonté de l'oiseau sacré, le serekh, dont le registre inférieur représente la façade stylisée du palais royal. La signification du serekh est évidente : le roi dans son palais est l'Horus terrestre, à la fois l'incarnation du dieu et son successeur légitime sur le trône d'Égypte. À partir de Kheops, la titulature royale est augmentée d'un autre titre, le nom d'Horus d'or, dont l'interprétation est toutefois incertaine.

Les « quatre fils d'Horus » sont des divinités inférieures représentées sur les vases canopes :

Amset (à tête d'homme) ;
Hâpi (à tête de babouin) ;
Douamoutef (à tête de chacal) ;
Kébehsénouf (à tête de faucon).

Seth et Horus, une lutte sans fin

À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.

Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé. Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apophis (le dieu serpent qui est depuis toujours l'ennemi de Rê). Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.

Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Khépri. Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.

Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.

Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau pourra devenir roi. Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes : les trois dieux se déchirent en violentes disputes.

Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les luttes ne cessent de se multiplier. Seth va même jusqu'à essayer de féminiser Horus pour le rendre indigne du pouvoir aux yeux des autres dieux en se masturbant pour éjaculer et verser son sperme sur les cuisses de son neveu.

Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte. Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.

Les six dieux-rois sont

Rê,
Shou,
Geb,
Osiris,
Horus,
Thot (incertain).


# Posté le samedi 09 août 2008 15:23

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 2 : SETH

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 2 : SETH
Seth est une divinité guerrière de la mythologie égyptienne. Par Seth grondent les orages, il s'oppose toujours à l'harmonie des choses et des arrangements, il est la force brûlante, capable de détruire toute forme de vie.

C'est l'un des dieux les plus complexes et ambigus ; les mythes relatifs à Seth le dépeignent comme un dieu ambitieux, comploteur, manipulateur, quand il ne se résume pas tout simplement à un assassin. Bien peu de vertus sont donc à l'actif de ce personnage que Rê, le Maître de Monde, défendit contre l'avis de toute sa famille. La protection de Rê venant du fait que Seth est le protecteur du Soleil.

De son père Geb, un des quatre éléments primordiaux, il a reçu la terre stérile, tandis que son frère Osiris bénéficiait des sols fertiles ; également par sa mère, Nouth, un autre élément originel, il se rattache à la Grande Ennéade héliopolitaine.

Sa figure animale n'a pas été formellement identifiée. Bien qu'on ait souvent considéré qu'il s'agissait d'un animal imaginaire, une hypothèse y verrait l'oryctérope, un animal nocturne d'Afrique subsaharienne [1].

On l'appelle aussi le « dieu rouge », le dieu « grand de force » (ˁȝ phty), maître du tonnerre, de la foudre et du désordre, dieu du désert et de l'aridité, des pays étrangers : les Égyptiens s'en méfiaient beaucoup, sauf sous les Ramsès où il était vénéré quasiment sur un pied d'égalité avec Horus, le vénéraient tout en le redoutant.

Les personnes aux cheveux roux ou châtains étaient considérées de son obédience. D'autres Égyptiens lui vouaient des cultes secrets qui exigeaient des sacrifices humains, ces sectes ont toujours été maudites et poursuivies par Pharaon. Dans un certain sens, le christianisme a récupéré Seth sous le nom du « diable ».

Seth est associé à deux grands mythes :

Le mythe héliopolitain qui le met en scène avec Rê, dont il est le petit-fils né de l'union de Geb et de Nout la déesse du ciel. Il est ainsi vu comme un dieu bénéfique représentant la force et l'énergie, défenseur de la barque solaire contre Apophis le serpent, le Mal incarné qui menace l'équilibre du monde.
Le mythe osirien où il assassine son frère Osiris (Ausare), pour régner à sa place et s'oppose à Isis et au fils qu'elle a eu d'Osiris, Horus qui réclame le trône et l'héritage de son père. Les ruses dont il fait preuve, le procès auquel il se trouve confronté, tout dans sa vie fait de lui un dieu au profil très humain.
La principale source pour le mythe osirien est le long texte narratif du papyrus Chester Beatty I (XXe dynastie), publié en 1931, que les égyptologues connaissent sous le titre moderne des « Aventures d'Horus et Seth » (« Contendings of Horus and Seth »)

La prétention de Seth

Jaloux de son frère qui règne sur l'Égypte, Seth organise un complot et tend un piège à Osiris[3]. Il l'assassine en le noyant dans le Nil. Isis, l'épouse d'Osiris, retrouve le dieu noyé, l'embaume et lui donne une sépulture dans le delta du Nil. Seth retrouve la sépulture de son frère, et de rage, le dépèce et disperse les morceaux du corps dans toute l'Égypte. Isis, infatigable veuve, retrouve treize des quatorze parties de son bien-aimé (la partie manquante étant le sexe d'Osiris, dénommé à cette occasion son "talisman"). Puis Isis le reconstitue, lui insuffle le souffle de la vie éternelle, et par sa magie conçoit avec lui un fils, Horus (Hor).

Au-delà de l'assassinat d'Osiris par Seth, sans cesse poussé par son insatiable jalousie, Seth eut tôt fait de reporter sa haine sur son neveu Horus.

Seth et Horus, une lutte sans fin

Horus, fils d'Osiris, en est aussi l'héritier : la couronne d'Égypte lui revient donc de droit. Mais Seth, jaloux et considérant la primauté de ses propres droits, s'en est emparé par la force et ne lui cède rien. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot (Djéhouty) tient le rôle du greffier.

Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé. Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apophis. Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.

Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis (Onou) devant Atoum et Khépri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.

Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus. « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.

La revanche

Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi. Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes. Les trois dieux se déchirent en violentes disputes.

Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Seth fait mine de se réconcilier avec Horus ; il l'attire chez lui pour y « passer un bon moment », la journée passe, les deux dieux se couchent et, durant la nuit, Seth pénètre Horus et jouit sur ses cuisses (ou entre les mains d'Horus) :

« Cependant, le soir tombé, on leur prépara le coucher ; ils s'allongèrent, les deux hommes, mais pendant la nuit, Seth durcit son membre et le glissa entre les cuisses d'Horus. Horus plaça ses mains entre ses cuisses et recueillit le sperme de Seth. »

L'attentat, destiné à féminiser Horus et à le rendre indigne du pouvoir, finit par se retourner contre Seth. Et la querelle de reprendre de plus belle. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte. Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur. Alors Rê-Horakhty dit : « Que Seth me soit donné, pour qu'il vive avec moi et soit mon fils. Il tonnera dans le ciel, et il sera redouté. »

Seth, le défenseur de la barque solaire

Depuis le premier jour, Rê voyage dans le ciel à bord de sa barque qui l'emmène le jour d'est en ouest, puis la nuit d'ouest en est. Si le voyage diurne se fait sans ambages, la traversée nocturne du monde de dessous s'avère beaucoup plus périlleuse. Car, noyée dans l'obscurité qu'elle fend à vive allure, la barque est épiée depuis les profondeurs des ténèbres par Apophis, le serpent du chaos. Terrifiant, rapide, le monstre surgit et se dresse, gigantesque devant l'esquif solaire. Mais c'est compter sans Seth placé à la proue de la barque et qui, d'un coup de pique, envoie le serpent monstrueux s'en retourner aux confins du monde.

Hélas, la scène est sans cesse recommencée, au même titre que les nuits et les jours alternent indéfiniment. Cette lutte perpétuelle symbolise la victoire de l'ordre sur le chaos. On comprend dès lors que Rê ait pour Seth une certaine estime. Une estime telle qu'elle vaut à ce dernier d'être soutenu par le dieu des dieux, même lorsque son cas est indéfendable.

L'homosexualité de Seth

L'incident avec Horus dans les Aventures[4] a longtemps passé pour un trait ribaud isolé qui témoignerait de la culture populaire, ipso facto vulgaire, de l'Égypte tardive (la période des Ramsès étant l'apogée, et les derniers feux, de la période pharaonique) ; ainsi l'éditeur princeps, Alan Gardiner, critiquait la valeur à la fois littéraire et morale de l'½uvre, qu'il imaginait récitée par un conteur, à la veillée, devant des auditoires de paysans[5]. De même, on a pu estimer que les Aventures, en raison de cet épisode de promiscuité et d'autres passages scandaleux comme la décollation d'Isis, appartiennent à une branche spéciale de la littérature égyptienne [6]. Mais deux autres passages homosexuels, l'un connu depuis plus d'un siècle, le papyrus de Lahun / Kahun (du Moyen Empire égyptien), où Seth interpelle Horus en vantant la belle croupe de ce dernier, à la suite de quoi Horus raconte à Isis que Seth veut le prendre sexuellement et celle-ci explique à son fils comment le duper durant le rapport ; l'autre annoncé seulement en 1977 et publié en 2001 (un des textes des pyramides inédit, datant de la Ve dynastie (trouvé dans l'antichambre de la pyramide de Pépi Ier), où Seth et Horus sont décrits en toutes lettres comme se sodomisant mutuellement, démentent cette conclusion et laissent à penser que la bisexualité de Seth, tour à tour sexuellement agressif et efféminé (hmty), doit être un trait de sa personnalité divine comme figure de la confusion et du chaos

# Posté le samedi 09 août 2008 15:35

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 3 : KHEPRI

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 3 : KHEPRI
Khépri (Le soleil en devenir) est une entité de la mythologie égyptienne associée au soleil et symbole de la renaissance.

Il est représenté par un homme à tête de scarabée ou comme un scarabée poussant devant lui le disque solaire. Il renaît chaque matin avant de devenir Rê, le soleil à son zénith, puis Atoum, le soleil couchant.

Khépri, dont le nom signifie celui qui vient à l'existence, était adoré à Héliopolis. Au côté de Rê et d'Atoum, il forme la triade d'Héliopolis.

Symboles du Dieu Khépri

Khépri vient de kheperer qui signifie « scarabée », et du verbe kheper « venir de l'existence ».

Il est représenté sous la forme d'un scarabée ou d'un homme dont la tête est coiffée d'un scarabée ou dont le visage est remplacé par un scarabée. On connaît aussi des scarabées à tête humaine, à tête de bélier ou de faucon.

Aucun attribut particulier ne lui est dévolu en dehors des traditionnels sceptre ouas et croix de vie ânkh.

Ses animaux sacrés sont le scarabée, mais aussi le bélier en raison de son lien avec Atoum .

Ses éléments sont la terre, l'eau et le feu et sa couleur est le noir, dans ses nuances métallescentes (comme celles des scarabées).

# Posté le samedi 09 août 2008 15:48

Modifié le samedi 09 août 2008 15:58

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 4 : SOBEK

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 4 : SOBEK
Sobek, appelé aussi Sebek, Sochet, Sobk, Sobki, Soknopais ou bien Soukhos en grec, est le fils de la déesse aquatique Neith et du dieu du Senuy. Son statut de dieu de l'eau et de l'inondation le fait adorer partout dans le delta, le Fayoum et surtout à Kôm Ombo, son sanctuaire principal, où il a Hathor pour épouse, bien que la plupart du temps, aucune compagne divine ne lui soit attribuée.

La présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l'annonce d'une crue favorable aux récoltes : les crocodiles étaient donc des animaux sacrés à cette époque. Maître des eaux, dieu qui irrigue les champs, il est aussi associé à la fertilité.

Vers la Basse époque, les Égyptiens cherchent à gagner ses faveurs afin d'en avoir moins peur en lui offrant des figurines représentant l'animal portant le disque solaire orné du cobra protecteur. Il deviendra rapidement un dieu important dans le panthéon sous la forme syncrétique de Sobek-Rê.

Il est parfois représenté sur la barque solaire en train de terrasser le serpent géant Apophis, personnification du chaos, monstre essayant d'engloutir le Soleil. Ce rôle de protecteur de la barque solaire est aussi attribué à la déesse Sekhmet ou bien encore au dieu Seth.

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# Posté le samedi 09 août 2008 16:00

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 5 : HATHOR

LES DIEUX DE L'ANCIENNE EGYPTE 5 : HATHOR
Dans la mythologie égyptienne, Hathor (grec : Athyr) est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le collier à contrepoids. Considérée comme l'½il de Rê, c'est elle qui, dans la version de la création d'Hermopolis, châtie les humains.

Mais elle est plus connue en tant que déesse des festivités et de l'amour. Dans ce rôle elle était adorée à Denderah et, associée au dieu Horus, dans la ville d'Edfou. Elle était représentée sous les traits d'une vache, ou d'une femme portant le disque solaire entre ses cornes.

Hathor est certainement une des divinités les plus anciennes de l'Égypte, car sa représentation est marquée sur la palette du roi Narmer. Son nom signifie « Demeure du dieu Horus », ce qui fit d'elle l'épouse du dieu-faucon.

Durant toutes les époques les pharaons craignirent et respectèrent la déesse et se mirent sous sa protection. Elle est considérée comme leur nourrice et représente la reine. Hathor peut être donc l'épouse de Behedetite (Horus d'Edfou) ou encore épouse des deux divinités d'Ombos, Sobek et Haroéris. Elle est la reine des pays étrangers : Dame de Nubie, Reine de Libye, Épouse de Syrie et Grande de Palestine. Elle est intégrée très tôt au panthéon phénicien en grande Dame de Byblos, mais aussi reine du Pays de Pount.

Principaux lieux de culte dédiés à Hathor

Temple ou sanctuaire dédié à :
Hathor, Dame d'Imaou Kom el-Hisn
Hathor Kom Abou Billou
Hathor, Dame du Sycomore Méridional Héliopolis
Hathor, Dame de la Turquoise Memphis
Hathor Denderah
Hathor Deir el-Medineh
Hathor Deir el-Bahari
Hathor Philaé
Hathor Gebelein
Hathor Kertassi (Nubie)
Hathor Abou Simbel (Nubie)
Hathor Sérabit el-Khadem (Sinaï)
Hathor Timna (Israël)

# Posté le dimanche 10 août 2008 02:59